Christos

Christos, auteur

Auteur

Musicien professionnel et parolier, Christos a déjà signé vingt six albums, deux livres/CD, neuf romans et deux histoires presse parus chez différents éditeurs. Trois compagnies de théâtre ont adapté ses livres pour la scène : spectacle jeune public, conte musical et théâtre d’ombre.

Bibliographie :

L’interview Je dirais même plus magazine

Musicien professionnel et parolier, Christos a déjà signé vingt six albums, deux livres/CD, neuf romans et deux histoires presse parus chez différents éditeurs. Trois compagnies de théâtre ont adapté ses livres pour la scène : spectacle jeune public, conte musical et théâtre d’ombre.

Comment choisis-tu tes thèmes ?

Je ne choisis pas mes thèmes, enfin pas de la manière dont on l’entend habituellement. Chez Alice, par exemple, j’ai publié Les âmes heureuses sont amoureuses, tout part de cette phrase que j’avais notée sur un carnet (j’en ai toujours un avec moi), les consonances me plaisaient. Et je l’ai oubliée durant quelques mois. Lorsque la Cie Artoutai est venu me demander de leur écrire un spectacle/conte musical sur le thème de l’amour, j’ai tout de suite pensé à cette phrase et j’ai entrepris d’écrire un récit où le rêve aiderait deux adolescents amoureux à dépasser leur timidité. Mais je n’avais pas pensé écrire sur ce thème, cela a été plutôt « spontané », en accord avec les sonorités de cette phrase : « Les âmes heureuses sont amoureuses ». Autres exemples : L’énigme des tableaux fantômes et Le chat à neuf queues. Un jour, l’illustratrice Amélie Callot m’a montré un tableau ovale représentant un chat avec une ombrelle sur fond rouge. Je l’ai trouvé saisissant. Elle m’a demandé s’il ne pourrait pas m’inspirer une histoire. J’ai alors cogité et en m’inspirant du tableau, j’ai écrit la première aventure de Monsieur Voltaire puis, insatisfait, j’ai tout mis au panier et écrit le tome 2, en m’inspirant encore du même tableau. Toujours pas convaincu, j’ai repris le premier essai et l’ai amélioré, puis le second, etc… Bref, quatre ou cinq mois plus tard, j’avais en ma possession deux histoires ; ne sachant laquelle choisir, j’ai décidé d’envoyer la première à Alice éditions qui l’a aussitôt publiée. Ce n’est que quelques semaines après la signature du premier tome, il me semble, que je leur ai proposé de créer la série.

D’où te vient toute cette culture ?

Étant plus un sensitif qui fonctionne au ressenti qu’un intellectuel – et ceux qui me connaissent bien le savent – je dirais que je n’ai pas beaucoup de culture, pas plus que la moyenne. Alors, je fais comme tout un chacun, lorsque je veux traiter d’un sujet que je ne maîtrise pas totalement : je fouine à la bibliothèque et sur internet, ce qui me permet de me plonger encore plus dans l’univers que je cherche à décrire. J’ai parfois passé une matinée à trouver comment un Anglais devait s’y prendre en 1905 pour gagner l’Égypte. Ou si tel cimetière existait déjà à Rome à la même époque…

Dans toute la série des enquêtes surnaturelles de Monsieur Voltaire, lequel a été ton préféré à écrire ?

J’ai pris énormément de plaisir à écrire le tome 5 des enquêtes de Monsieur Voltaire, j’avais la sensation d’évoluer à la nuit tombée dans les rues parisiennes, de partager les terrasses avec les artistes de l’époque devant une absinthe et de traîner mes guêtres au Bateau-Lavoir aux côtés de Modigliani, l’un des peintres qui a éveillé mon goût pour la peinture. Et peut-être plus encore à rédiger le dernier (le tome 6) qui devrait sortir en 2020, dont l’intrigue sera basée à Douarnenez, en Bretagne. Nous y côtoierons toute une flopée de créatures légendaires et nous découvrirons notre limier sous un jour nouveau… Je crois que j’adore Monsieur Voltaire et j’ai toujours grand plaisir à retrouver cet insupportable personnage !

(source Je dirais même plus magazine, 2ème trimestre 2019)